TOUT BRÛLE, SO WHAT ?

Texte et mise en scène Côme de Bellescize

Photo : Pauline LE Goff

" Si le bonheur était une maladie, je serais en phase terminale… Si c’était un cancer vous en seriez les métastases. (…) Vous êtes tous là : Catherine, Dimi, Tiger, Antoine… je vous regarde et je me dis : j’ai accompli quelque chose. Vous avoir autour de moi, c’est… c’est… non, un mot comme ça n’existe pas. Il faudra l’inventer… ce sera mon mot, un mot à usage unique, un mot qui m’appartiendra et dont je serai le propriétaire exclusif. "

Dans cette famille, le père, à l’amour intrusif et ambivalent, se vante d’être prêt à se sacrifier pour ses enfants et s’impose comme leur guide, leur prêtre, leur banquier ou encore leur thérapeute. Alors qu'il les rend tous dépendants de son argent, les dettes s'accumulent. Et lorsqu'il est définitivement ruiné, pour demeurer l’épicentre familial, il va jusqu’à tout brûler pour récupérer d'éventuelles primes d'assurances. Sur les ruines et la cendre, il les invite chacun à répondre à cette question : tout brûle, et après ? Plus les différents membres de la famille tentent de s’extraire de la toile tissée par leur père, plus elle se resserre. Mêlant enjeux sociétaux et univers  fantastique, la question demeure : le conflit de générations est-il inéluctable ? Côme de Bellescize parvient à peindre un récit réaliste et contemporain autour de processus relationnels familiaux animés par les mensonges, les jalousies, les tabous, les désirs refoulés, les mécanismes d’influence. On y perçoit une métaphore d’un monde qui accumule les dettes économiques et écologiques, et brûle les ressources des générations futures pour ne pas avoir à modifier son mode de vie. Tout brûle, so what ? est  traversé par des rapports humains rugueux, pervers parfois, mais mis en scène avec beaucoup d’humour, de joie, d’énergie et une théâtralité aux décalages narratifs, poétiques, burlesques, jubilatoires

Distribution :

Le père : Nigel Hollidge

Catherine / Mélanie : Hélène Raimbault

Tiger / Annabelle : Raphaèle Bouchard

Mukambo / Le peintre : Gustave Akakpo

​Dimitri / Le détective : Benjamin Wangermée

Antoine / Patrick : Vincent Joncquez 

Scénographie : Camille Duchemin

Lumière : Thomas Costerg

Son : Lucas Lelièvre

Costumes : Colombe Lauriot-Prévost

Direction technique : Arnauld Prauly

 

   

Durée : 1h50

A partir de 15 ans

Production Théâtre du Fracas

coproductions Les Quinconces-L’espal / Scène nationale du Mans, Le  Théâtre de Rungis, Théâtre Montansier - Versailles.

Avec le soutien de l'État - DRAC des Pays de la Loire, de la Région des Pays de la Loire, du Département du Val-de-Marne, de l’Adami et dans le cadre de résidences de création, du Théâtres Les Quinconces - Le Mans, du Théâtre de Rungis, du Théâtre 13 et du Théâtre de l’Éphémère - Le Mans. Le Texte est accompagné par le collectif A Mots Découverts.

Le texte est publié aux éditions des Cygnes.


La Compagnie Théâtre du Fracas est soutenue par la Région des Pays de la Loire, le Département de la Sarthe et la Ville du Mans. 

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